13.09.2005
Plan Sylvain au Bois de Boulogne (Volume 2)
Nous voici donc enfin sur la passerelle de ce restau reconverti en dancefloor le temps d'une soirée. A peine les 20 euros lachés, nous nous ruons au bar afin de reprendre du temps sur les 200 échappés qui composent cette soirée. Les deux charmantes demoiselles qui servent au bar du bas ont tout pour faire plaisir à la horde d'alcooliques -poilus pour la plupart- qui se disputent le titre de "Renard d'or" de la soirée. Elles n'ont qu'un seul défaut, mais il est de taille: elles servent un verre toutes les 2 minutes...
Après avoir rapidement testé la terrasse du pont supérieur où nous ne retrouverons jamais les potes annoncés par Tony (un comble vu le nombre limité de personnes présentes...), nous passons au dancefloor en pente, glissant et faiblement peuplé en bonnasses. Je crois qu'à lui seul le DJ rentabilise les 20 euros de la soirée! Il ne mixe pas, il charcute. Changeant de morceau toutes les 30 secondes, dans un style boum de collège, il nous donne le mal de mer sur une péniche arrimée à un quai de Seine.... Il arrivera même à bousiller "Call on me" pour mon plus grand désespoir. La soirée musicale se termine en apothéose avec 20 min de slows gluants entre la musique du film La Boum et celle du Roi lion...
La mine annoncée, forecastée, minutée, tourne rapidement à la chasse-patate, sauf pour Isa évidemment, alcoolique dans l'âme qui lèche le pont pour ne pas perdre une goutte. L'arrivée tardive, le service déplorable, la pénurie de vodka bouleversent notre métabolisme de champions. Les verres s'accumulent mais impossible d'être saouls.
Vers 5h notre Dj adoré entame son dernier tunnel de slow, signifiant ainsi aux malheureux (ou aux chanceux vu les tortues ninja qui dansaient...) fétards qui finissaient la soirée broucouilles qu'il était temps de rentrer. Nous nous dirigeons donc vers la sortie, la queue entre les jambes et la tête basse. Le retour s'annonce encore plus lamentable que l'aller vu que là on sait la galère qui nous attend. On se retrouve un peu dans la peau de ces coureurs français de seconde zone, type jérôme Pineau ou Sébastien Hinault qui attaquent sans en avoir les moyens juste parce que le Tour passe près de chez eux. Ils explosent au bout de 200m mais ils sont passés en tête dans leur village... Une victoire à la française quoi. Notre victoire sera de marcher 1h30 avant de renoncer à quelques petits kilomètres de la Porte Maillot et de monter dans un taxi qui faisait office de voiture balai. Entre deux blagues d'une finesse à faire palir les Grosses têtes, le chauffeur nous reproche d'ailleurs vivement ce manque d'ambition.
Isa, Tony et moi laissons le Prince Jérôme poursuivre son retour en taxi et faisons l'ouverture du métro en ce dimanche matin. Couverts de boue, d'herbe et de sueur, les pieds en sang et le regard bovin, ce retour est tout simplement misérable. Après avoir racompagné Isa (eh oui en France on gagne pas mais on est faire fair play, sauf quand il s'agit des Anglais et des Allemands..) je vais enfin me coucher. Il est 7h passé, le soleil se lève sur Notre-Dame et on se dit que c'est toujours bien de terminer meilleur Français du Tour même si ça signifie être à la 47e place au général.
Romain
PS: Pour les non initiés, un "plan Sylvain", c'est généralement un plan prévu depuis un certain temps, qu'on annonce comme l'événement qui fera date dans nos vies et qui finalement se révèle être très moyen voire un véritable fiasco. Par exemple: dernière soirée au Lycée, on se dit que ça va être énorme mais non. Sylvain a la riche idée d'ouvrir la porte du kebab en s'explosant la main dans la vitre. Du sang partout, la panique, 3h à l'hopital de Riom, un rapatriement en 205 avec 3g dans chaque bras et il est temps d'aller se coucher. Ce cas a fait Jurisprudence.
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05.09.2005
Plan Sylvain au Bois de Boulogne (Volume 1)
Je viens de tomber sur le petit teasing de Tony qui annonçait la soirée du siècle pour son départ de Paris... Au vu de ce qui s'est vraiment passé ce soir là, je crois qu'il s'agit finalement d'un malentendu. Ce n'était pas une soirée open-bar dont il était question, c'était une randonnée open-bar! Et je dois dire qu'on l'a plutôt bien rentabilisée: au bas mot 3h de marche!!
Pourtant, tout avait plutôt bien commencé. Tout le monde se pointe en habits de lumière pour l'apéro à Saint-Mich. Quelques bières dans un faux pub (le concept reste à définir...) et on enchaîne directement avec un pique-nique pizza/vodka sur les quais de seine... Une musique de circonstance ("Aventura" en l'occurence..), température: 22°, pelouse: bonne, éclairage: correct, arbitre: Monsieur Sars, équipe-type: Isa, Tony, Jérôme, Romain.
Une bouteille de vodka, quelques matages de cul et un peu de métro plus tard, nous voici Porte Maillot, sans plan de Paris mais bourrés (de bonnes intentions)... J'humilie une fois de plus Tony aux pompes claquées et nous nous décidons enfin à partir à l'open bar. Il est 00h15. Après un vote rapide (trop peut-être?) nous choisissons d'y aller à pieds. C'est le tournant du match. Après avoir identifié tant bien que mal la direction à prendre, nous partons guillerets sur les chemins pour ce qui doit être un petit quart d'heure de marche. Erreur, il s'agit en fait d'une vraie chasse-patate à la Christophe Alognuto.
01h00. Le doute s'installe. Pas de Gallion à l'horizon, les premières ampoules pour Isa, un sens de l'orientation défectueux, une conversation qui se limite essentiellement à un dialogue qui rythmera une bonne partie de ce trek:
Jérôme: "Si on m'avait écouté, on aurait pris un taxi et on n'en serait pas là!"
- Isa, Tony et Romain: "AVANCE!"
01h15. Nous croisons quelques travailleuses du soir légèrement vêtues. Elles ont autant de kms au compteur que la ZX de Scal. Aucune contre-soirée coquine n'est donc décemment envisageable...
01H30. Rien en vu. L'irritation gagne les participants à ce safari en plein Bois de Boulogne. Une certaine nostalgie des soirées-pantoufles chez Slimane apparaît.
01h55. Miracle! Caché entre les chiottes du camping et un campement de manouche, le Galion se dresse enfin devant nos yeux... Dégoulinant de sueur et de poussière, un mal de pieds tenace et 0 gr d'alcool dans le sang, la soirée peut commencer.
Romain
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